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Marché immobilier : une baisse des prix pourrait avoir lieu à l'automne

L’automne 2020 marquera-t-il une baisse des prix de l’immobilier ? C’est la tendance qui semble se dessiner à Paris et dans quelques grandes métropoles. Cette dynamique baissière pourrait se poursuivre au dernier trimestre 2020.

Publié le 09/25/2020

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Marché immobiler : baisse des prix ?

Après plusieurs années de hausse constante des prix de l’immobilier dans toutes les grandes villes de France, l’automne 2020 pourrait marquer une baisse des tarifs déterminante. 

Selon l’Indice des prix immobiliers d’habitation Meilleurs Agents-Les Echos (IPI), cette période de rentrée s’avère propice à un net recul des prix, notamment sur le marché parisien. Conséquence de « l’effet de rattrapage » post confinement ou tendance de fond ? Le dernier trimestre 2020 pourrait se révéler décisif.

Un « plateau » atteint après un effet de rattrapage

Après plusieurs mois de confinement dus à la propagation de l’épidémie du coronavirus, les agences immobilières ont subi au printemps l’assaut des acquéreurs et vendeurs potentiels. Un « effet de rattrapage » qui semble s’atténuer au fil des mois. Parallèlement, malgré la crise sanitaire, les prix de l’immobilier continuaient de grimper.

Toutefois, la tendance semble s’inverser en ce début d’automne. Après cinq ans d’augmentation continue des prix de l’immobilier, le cycle de hausse des prix toucherait à sa fin, selon les chiffres collectés par Meilleurs Agents dans les 10 plus grandes villes françaises. La flambée des prix ralentit, le marché pourrait avoir atteint un plateau, annonciateur d’une dynamique baissière s’inscrivant dans la durée.

Immobilier à Paris : des prix des biens en recul

Depuis plusieurs mois, les prix du marché immobilier parisien accusent une baisse non négligeable. Les tarifs des logements neufs et anciens marquent un recul de - 4,2 % sur une période de 3 mois. Sur l’ensemble de la capitale, la moyenne du prix au m² repasse sous le seuil hautement symbolique des 10 000 euros. Deux des arrondissements les plus cotés de Paris (le 4ème et le 6ème) enregistrent les plus fortes baisses. 

Depuis le mois de mars, les prix des biens immobiliers parisiens stagnent, voire se négocient à la baisse sur un marché traditionnellement très tendu. S’il est vrai que le confinement a fait naître des envies d’ailleurs et en particulier de maisons avec jardin chez les acheteurs potentiels, cette baisse des prix de l’immobilier à Paris est-elle uniquement imputable à l’effet Covid ? Pas seulement selon plusieurs observateurs, qui estiment que la crise sanitaire a simplement accentué une tendance de fond.

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Logements neufs

Des évolutions contrastées sur le reste de la France

Le phénomène observé à Paris va-t-il se généraliser au reste de l’Hexagone ? Selon les premiers chiffres disponibles, les prix continuent à augmenter à Rennes et à Nantes, mais progressent plus faiblement sur un mois (1 % et 0,5 %). Dans les grandes métropoles comme Lille, Lyon, Marseille, Montpellier et Toulouse, les prix restent stables. Certains observateurs prévoient une baisse des prix de l’immobilier pouvant aller jusqu’à 15 % dans certains secteurs. À l’inverse, les biens disposant d’un extérieur (jardin ou terrasse), implantés dans des zones situées à moins d’une heure des grandes villes, pourraient voir leur côte monter.

Un dernier trimestre 2020 crucial

Si les avis divergent sur la dynamique baissière en cours sur le marché de l’immobilier, le dernier trimestre 2020 s’avérera déterminant pour l’année 2021. Au niveau macro-économique, de nombreux observateurs planifient de nombreuses défaillances d’entreprises et une crise économique à venir, qui pourraient pousser des candidats à l’achat à reporter, voire à renoncer à leur projet immobilier.